Mardi 2 mai 2006
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Une petite traversée du désert pour arriver à Hurghada.
Je me permets de vous raconter notre voyage de Louxor à Hurghada, car tous ceux qui connaissent l'Egypte savent qu'il n'est pas evident de se
déplacer dans ce pays ou les convois sont obligaroires pour les ressortissants etrangers. J'ai la chance de pouvoir échapper à cet etat de fait et de pouvoir emprunter mon vehicule comme bon
me semble en compagnie de mon époux.
Hurgada se situe au bord de la Mer Rouge et à environ 4 heures de voiture de Luxor.
Pour s'y rendre, il faut déjà aller à Quena et ensuite entrer dans le désert pour rejoindre la cote.
Le long du chemin et avant Quena, nous passons par Garagos qui est un tout petit village ou des jesuites francais ont créé avec de jeunes coptes (chrétien d'egypte) un centre artisanal très
estimé de céramique, tapisserie et tissage de la soie. On y trouve aussi un atelier qui produit des objets en bois de toute beaute; ce centre est actuellement dirigé par le Père Boutros et si,
d'aventure vous passez par Luxor, n'hésitez surtout pas à prendre un taxi et vous rendre dans ce petit village: vous ne le regretterez pas.
Puis arrive Quena situe à 60 km de Luxor et qui est une ville commercante et animee; elle est le chef lieu du gouvernorat du meme nom ( l'equivalent de nos departements ); elle se situe au
debouche des routes reliant la Mer Rouge à la Vallee. La principale production locale est celle des gargoulettes ( genre de grosses cruches que les gens portent sur l'epaule pour transporter
de l'eau) et des grandes jarres en terre poreuse fabriquees avec de l'argile melee de cendre - en permettant une evaporation superficielle, cette porosite provoque un refroidissement ( 5 à 6
degres par rapport à la temperature ambiante )de l'eau contenue.
Puis nous bifurquons sur notre droite pour traverser le désert arabique et atteindre la Mer Rouge.
Et quand je dis "désert", c'est vraiment le désert un tantinet monotone du fait de sa longueur mais où l'on observe parfois des mirages; nous empruntons une route convenable qui possède un seul
et unique rest-house en son milieu où l'on vous vend des rafraichissements à prix d'or !!! mais cet arrêt constitue une étape incontournable pour laisser reposer les moteurs et surtout les
climatisations qui souffrent énormément durant les 160 km de la traversée de cette étendue désertique.
Le spectacle est magnifique; ce ne sont que petits monticules voire petites montagnes aux couleurs variant du rouge foncé au gris en fonction de la luminosité du soleil.

Il n'y a aucune habitation mais de temps en temps on apercoit un berger
conduisant son troupeau de petites chêvres.
Je me suis toujours demandé ce que ces pauvres bêtes
pouvaient trouver à manger.......
Ne croyez surtout que l'on se sente perdu: pas du tout en raison du grand nombre de véhicules qui empruntent cette route qui constitue le seul lien entre la Vallée et la Mer Rouge et par la même
qui permet aussi de rejoindre le Caire.
Une chose m'a énormemet surprise est l'entraide entre conducteurs: je m'explique : lorsque qu'un camion ou un vehicule a le moindre problème
( très souvent de surchauffe ) les autres s'arrètent pour aider.
N'avons nous pas des lecons à recevoir en ce domaine pour nous dit peuple civilisé ?
Je m'interroge de plus en plus; mais cela est un autre débat.
Ensuite, nous arrivons tout d'abord à Port-Safaga qui est comme son nom l'indique un petit port mais qui
prend de plus en plus d'ampleur ces dernieres années du fait qu'il constitue le point de départ des bateaux amenant les pélerins à la Mecque (environ 8h de traversée ).
Puis nous remontons vers Hurgada ( El-Ghardaka) en longeant la cote et la route passe aux pieds des contreforts du Gebel
Shayeb.
Hurgada est une station balneaire et aussi un centre de pêche sous-marine. On y voit aussi des
puits de pétrole. j'ai trouvé que la cote de Mer Rouge était sauvage et les hautes montagnes près du rivage très pittoresques. L'eau de la mer (très salée!!!) est plus transparente que celle de
la Méditerranee et on peut apercevoir des meduses (violettes qui disparaissaient comme par enchantement tous les jours vers 17h !!!!) ainsi que de nombreux poissons aux formes
bizarrres.
Cette ville est très étendue en longueur et le bord de mer compte de très nombreux complexes hoteliers et night-club (Sheraton,
Magawish,etc) et il est agréable de se promener les pieds dans l'eau et traverser ainsi de nombreux hotels qui chacun possedent leur plage.
Les centres de plongee sous-marine sont bien sur une des activitees les plus recherchees des touristes et il est facile de louer un bateau et partir plonger
en mer avec un encadrement competent.
Mais le coeur d'Hurgada reste sans conteste la vieille ville avec
son marche de poissons tres prise de tous les hoteliers et des nombreux touristes en quete de poissons frais. Il faut bien rapeller que toute la cote est jalonnee d'hotels modernes retirant tout
le cote ancien et typique de cette region.
Plusieurs fois, nous avons loué un bateau et avons passé la journée en mer, nous rendant sur une des nombreuses iles situées en
face d'Hurgada.
J'allais oublier de vous dire une chose très importante qui concerne le climat; pour vous qui vivons à Luxor, nous avons
trouvé une grande différence car nous respirions; je m'explique: Hurgada bénéficie du fait d'être situé en bord de mer et donc particulièrement venteux. Il y faisait beaucoup moins chaud qu'à
Luxor et il était possible de dormir sans air conditionné, mais avec un simple ventilateur ( ce que nous avons particulièrement apprécié !!!!!)
En conclusion, je vous dirai tout d'abord que de nombreux"étrangers" vivent dans cette ville ( la majorité travaillent dans les
hôtels) qui s'est agrandie et étendue aux fils des ans. Désormais une école internationale est ouverte à El Gouna qui regroupe tous les enfants de ces expatriés.
Hurgada est donc une charmante station balnéaire parfaite pour les amoureux de plongée sous marine et je ne pourrais que vous
encourager à venir y passer quelques temps; l'aéroport situe à 5 minutes de la ville est relie chaque semaine par des vols direct sur Paris. (4h30 de vol).
Maintenant que je vis en mer rouge et plus précisément à Hurghada, je voudrais vous décrire plus précisément cette
ville.
D’après les renseignements pris, cette localité comportent environ 35 000 habitants mais je pense que cela est sans compter les
nombreux touristes des hôtels.
Hurghada s’étend sur une vingtaine de kilomètres de l’Oberoi au Beau
Rivage ( pour ceux qui connaissent) et comprend deux zones bien distinctes : El Dahar et Sakkala.
Chacun de ces quartiers sont remplis de boutiques dans lesquelles vous trouverez tout ce que vous pouvez rêver, les supers marchés
regorgent de produits locaux et importés ( chic, je pourrais manger de temps en temps du roquefort ou du gruyère ! ! !).
Le souk des fruits et légumes se situe dans El Dahar et les étals sont, encore en ce moment, remplis de produits pleins de soleil !!!!!
Vous trouverez aussi de nombreux magasins de photos dont les Egyptiens sont très friands !!!! et aussi Pizza hot, Mac Do
et beaucoup de marques comme Benetton,Safari et autres.
les services sont aussi bien présents, les livraisons à domicile par les restaurants sont ici monnaie courante sans oublier la
possibilité de faire repasser son linge pour une somme modique ( cela est vraiment quelque chose que j’apprécie tout particulièrement ! ! ! )
Par contre, il faut signaler que les prix sont beaucoup plus élevés qu’au Caire et qu’il est toujours plus intéressant de se
déplacer dans la capitale et ramener avec soi tous ses achats. A cet effet, je vous précise qu’il n’existe pas de liaison ferroviaire mais que de nombreux bus desservent la capitale pour une
somme de 50 livres égyptiennes soit 50 francs français. Ils effectuent le trajet Hurghada-Le Caire soit 530 km en environ 6 heures. Le voyage se déroule dans des bus modernes équipés d’un service
de restauration rapide et d’une vidéo ; ce moyen de déplacement est utilisé par de nombreux touristes en raison de son confort et de son prix ( 50 livres égyptiennes soit 50 francs
français.)
Chose importante et symptomatique du changement de mentalité de ce pays dans lequel je vis depuis onze années :il existe à El Gouna
(30km ) la première radio privée d’Égypte :El Gouna Radio qui émet sur la bande FM.
J’espère vous avoir fait découvrir ma nouvelle « patrie » et vous faire comprendre qu’Hurghada n’est pas comme le prétende certains
qu’un univers de béton et d’hôtels ; pour découvrir un pays, il faut sortir du cocon dans lequel on se trouve lors de vacances organisées et aller à la découverte des habitants pour comprendre
leurs besoins et surtout leurs mentalités.
Mais ici à Hurghada mer rouge, vient se greffer une complication inconnue de nous autres européens : le problème de l’eau ! ! ! !
En effet, la mer rouge a la réputation d’être très salée et aucune station de traitement de l’eau de mer n’existe dans cette ville. La quasi-totalité des maisons individuelles ou immeubles
comportent une citerne sur le toit fournissant ainsi un approvisionnement décent aux habitants qui doivent néanmoins ne pas oublier de faire remplir la précieuse cuve.
Quant à nous, nos appartements se trouvent dans des nombreux complexes de la ville qui sont subventionnés par le gouvernement égyptien et qui fournissent également de nombreux services. Nous
recevons donc de l’eau sans nous préoccuper du remplissage des cuves car cette eau arrive directement par pipe-line de Quéna distant de 200 Km environ. Chaque appartement doit néanmoins être
équipé d’une pompe qui tire cette eau et l’envoie dans le logement concerné : vous comprendrez aisément qu’en cas de coupure d’électricité, nous ne pouvons également bénéficier d’arrivage d’eau !
! ! Mais il faut être honnête et reconnaître que ces coupures existent mais sont beaucoup moins fréquentes qu’à Luxor où je suis restée une année, en plein mois de juillet pendant dix-huit heures
sans eau ni électricité ! ! ! ! !
Etant les premiers habitants de l’immeuble, je dois avouer que la pression de l’eau fait défaut et que tous les filtres des robinets sont bouchés par les impuretés dues au manque de débit.
Effectuer deux machines à laver de suite relève d’un véritable exploit et nous sommes devenus champion dans l’art du nettoyage des filtres.
Ce problème fut pour nous un véritable choc étant donné que nous n’y avions jamais encore été confrontés.
Merci de vos lectures et vos commentaires,

Désert entre Quena et Safaga
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