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  • : Je vis en Egypte depuis 1992 et je me propose de vous faire découvrir le pays des pharaons sous un angle inhabituel. Les parfums sont ma grande passion et je vous décrirai ceux que j'aime.
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Egypte : villes diverses

Samedi 17 juin 2006 6 17 /06 /Juin /2006 00:09
                                               Dahab.


La ville est toujours sous le choc de l’attentat terroriste du 25 avril dernier, mais grâce à ses fidèles habitants, la vie reprend son cours. Egyptiens et étrangers ont pris l’initiative de la replonger dans la gaieté en créant un cirque.

Savez vous que Sinaï signifie selon certains historiens ‘’mine’’ ? Dans cet endroit crée entre les bras de la mer rouge se trouve une station balnéaire appelée Dahab soit ‘’or’’ en arabe.
Un nom qui reflète l’éclat de sa lumière, la couleur de ses montagnes et la douceur de son climat.
Dahab, récemment secoué par les attentats veut a tous prix préserver la quiétude de ses lieux.
Pour ce faire quatre mamans Suisses qui habitent cette belle ville ont créé, avec l’assistance de leurs maris égyptiens, un cirque pour enfants et ont présenté un spectacle pour la paix à Dahab intitulé
« Où est l’or ? ».
L’idée vit le jour il y a quelques mois lorsque des mamans décidèrent d’improviser des loisirs pour les enfants de Dahab dont les conditions ne permettent pas d’exercer des activités ou même de se rencontrer.
La raison est que beaucoup d’enfants sont contraints de parcourir un long trajet pour se rendre à l’école.
De nombreux d’entre eux, afin de recevoir une bonne éducation sont obligés de se rendre tous les jours à Sharm el Cheik et parcourent ainsi 110 km.
Un genre de mini cirque appelé BonBoni comprenant désormais une trentaine d’enfants de différentes nationalités a ainsi vu le jour ! ! !

Les actes terroristes qui ont frappé la ville la veille du 25 avril dernier n’ont pas réussi à faire avorter ce projet de groupe, bien au contraire, ces femmes ont décidé de s’en servir pour transmettre au monde un message de paix et ce par l’intermédiaire des enfants.

 Ainsi, les enfants de Dahab, des Egyptiens, des Suisses et des Allemands, ont présenté, grâce au cirque BonBoni, leur premier spectacle intitulé « Où est l’Or ? » qui est l’histoire de 4 clowns qui, se promenant à dos de chameau, arrivent à Dahab et découvrent sa plage et son sable fin après avoir sillonné le monde à la recherche d’un coin trésor.
En traversant chaque pays, ils contemplent son paysage, ses nuances de couleurs, dansent, chantent et présentent leurs numéros.
A la fin de ce long voyage à travers les cinq continents, ils reviennent à Dahab car ils pensent avoir trouvé « l’or ».
 
Le spectacle, présenté sur la scène d’une vieille discothèque louée par le groupe d’artistes, a attiré plus de 400 spectateurs durant trois jours consécutifs.
 
Je tenais à vous faire part de cette initiative qui prouve que rien n’empêchera jamais la vie de continuer et qu’en dépit de tout, les bonnes volontés seront toujours présentes.
 


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Jeudi 1 juin 2006 4 01 /06 /Juin /2006 00:10

                                                  Le saviez vous?


                                  Safaga (Port Safaga or Bur Safaga),

s
ituée à 65 km d’Hurghada et à 80 km de Qosseir, Safaga
était à l’origine un petit port de pêche. 

Vous y découvrirez une station peuplée de visiteurs de toutes nationalités. Elle reste bien moins développée qu'Hurghada, et essentiellement consacrée aux plongeurs.

Plongée, désert, plage et calme olympien sont la recette de Safaga.

Mais depuis peu, Safaga est reconnue en tant que centre de traitement curatif efficace pour certains problèmes dermatologiques. 

Les recherches médicales ont prouvé l'importance de cette région pour le traitement de certaines maladies grâce à l’eau de la mer, aux rayons
solaires, au sable, à l’eau sulfureuse et la boue des mines.

De nombreux hôtels proposent désormais des séjours comprenant une cure adaptée aux besoins des visiteurs.
  

  

Alors désormais plus rien ne doit vous arretez et
vous pourrez ainsi découvrir les joies de la plongée
tout en alliant un traitement efficace
à vos problèmes de peau ! ! !  ! 

N'hésitez donc pas à méler l'utile à l'agréable ! ! !  !  

 

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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 00:33

 

Aujourd’hui, je voudrais vous faire découvrir une partie du pays de pharaons que peu d’entre vous connaissent.
En effet, durant les vacances, nous avons décidé, mon mari et moi-même de partir un peu à l’aventure et de sillonner les routes d’Egypte afin de découvrir de nouveaux coins inconnus de nous bien que résidant ici depuis 1991.

Notre choix se porta sur Marsa Alam car peu éloigné de notre résidence habituelle.

Marsa Alam se trouve donc à 270 Km au sud d’Hurghada en bordure de mer rouge et pour ceux qui sont déjà venus en Egypte, quasiment la même hauteur qu’Edfou qui se situe à l’intérieur des terres au bord du Nil à 220 Km à l’ouest).

C’est une petite ville côtière d’environ 6 000 habitants sans véritable intérêt particulier si ce n’est que sa population se compose principalement de pêcheurs mais on y trouve aussi beaucoup de bédouins qui élèvent des moutons, brebis et ………chameaux.
La ville se trouve en bordure de mer avec de nombreux complexes hôteliers. Le petit port est un lieu de pêche idéal ( requins, murènes, tortues, thons etc. )

Depuis les temps pharaoniques, on y trouve aussi de nombreuses carrières de marbre et granit dont l’exploitation continue de nos jours. Il semblerait aussi que le désert limitrophe renferme ce qu’il est communément appelé « pierres dures » qui étaient recherchées pour les monuments pharaoniques (basalte noir et vert, brèche, porphyre et également des pierres fines comme la carnécie et le cristal de roche.) . La région de Marsa Alam est connue depuis l’antiquité pour ses réserves d’or, émeraudes et pierres semi-précieuses. De nos jours, ces différents filons sont encore exploités et de nombreux bijoutiers proposent leur production aux touristes de passage dans la ville.

La population des bédouins est originaire du désert et notamment de deux grandes tribus : les Al Ba Adba et les Al Basharya. Ils étaient utilisés autrefois par les anciens égyptiens pour défendre la côte est de la mer rouge. Plus tard, avec l’arrivée de l’Islam, ils se mixèrent avec des populations arabes. Encore de nos jours, ces deux familles parlent arabe mais possèdent leur propre langage appelé Tebdawi et Badawit. Ces patois ne sont que parlés et non écrits.

Comme j’ai dit plus haut, la majorité d’entre eux sont éleveurs de moutons, chèvres et chameaux ; ils sont également connus pour produire du charbon en carbonisant les troncs des vieux arbres morts.
Ce sont aussi de bons chasseurs. Leurs chasses appelées Khisha sont effectuées avec beaucoup de discernements et les femmes sont responsables des constructions en branches de palmiers qui servent à les abriter en temps de chasse. Ils font le maximum afin d’éviter les inondations en cas d’orages dans le désert ( cela arrive rarement mais lorsqu’ils surviennent, ils sont en général, meurtriers).
Depuis peu, le gouvernement égyptien a lancé un programme afin de construire pour les bédouins des maisons mais cela prendra certainement des décennies afin que ceux-ci acceptent de transgresser avec leurs us et coutumes ancestrales ! ! !

Marsa Alam se situe exactement à la jonction de la route longeant la mer rouge et celle arrivant d’Edfou.
Il semble que cette dernière ait été construite et empruntée par Ptolémée II à la période grecque et traverse des sites connus comme Wadi Baramiya ( célèbre pour ses mines d’or) et Wadi Miya où subsiste un temple construit sous le règne de Séti premier.

Dans la région de Marsa Alam on trouve de nombreuses pierres de la période pré pharaonique où figurent des dessins d’animaux comme la girafe et des scènes de chasse ainsi que des troupeaux de bétail.

Les merveilleuse plages de sable avec leur lagon de couleur turquoise et leur écueil encore vierge sont le paradis de toutes les sortes d’activités nautiques.
Marsa Alam commence à devenir célèbre pour les surfeurs en raison des bonnes conditions permettant l’exercice de se sport.
Les sites de plongée sous-marine comme Elphinstone reef, Dolphin house, Fury shoals, Zabargad ou Daedlus attirent les plongeurs de monde entier.

Le désert environnant n’a pas encore été touché par le tourisme. Par contre le long de la côte, de nombreux hôtels ou villages ont été construits afin d’accueillir les visiteurs qui peuvent désormais arriver directement grâce au nouvel aéroport international de la ville.
Je pense que dans un futur proche, Marsa Alam deviendra un lieu très prisé au même titre qu’Hurghada ou Sharm el Cheick.

Voila, j’espère vous avoir fait découvrir une autre partie de l’Égypte et vous avoir incité à venir visiter ce fabuleux pays.

Merci de vos lectures et vos commentaires

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Dimanche 21 mai 2006 7 21 /05 /Mai /2006 00:03

La nouvelle rivale de Louxor  ! ! !

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter une ville peu connue de la majorité des touristes qui se situe à environ 250 Km au sud du Caire : Minya ou Minieh.

Il faut tout d’abord préciser que le gouvernorat de Minya se distingue par sa position géographique assez particulière : il se trouve pas très éloigné du Caire et non loin de Louqsor et d’Assouan, les deux villes les plus visitées d’Egypte ; d’autre part, Minya est connu pour ses ressources naturelles ( laine et canne à sucre ), ses grands espaces verts et ses îles sur le Nil dont la plupart sont inscrites en tant que réserves naturelles.

La ville et ses environs possèdent aussi une quarantaine de sites archéologiques recouvrant différentes périodes historiques. De l’époque pharaonique aux époques copte et islamique en passant par la gréco-romaine.

La région de Béni Hassan distante d’une cinquantaine de kilomètres contient plus de 39 tombes appartenant aux nobles qui habitaient la ville et qui sont creusées en hauteur à même le roc. Après avoir monté la colline, soit à dos d’âne ou plus conventionnellement en voiture, vous y découvrirez ces fameuses tombes et également une vue imprenable sur la vallée du Nil. Ne manquez surtout pas le site de Tounah-el-Gebel qui est la nécropole des ibis et des babouins. Vous pourrez y contempler, scellée dans un mur, la momie d’un singe encore intacte qui vous surprendra par son aspect si réel ! ! !
Non loin de là, se trouve le fantastique site de Tell Al Amarna, la ville choisie par Akhenaton (1352-1336 av J.C) pour être la capitale de son royaume et pour fonder le premier culte monothéiste. On peut y admirer l’ancien palais de Néfertiti et de nombreuses tombes et nécropoles encore en parfait état.
Tout ce secteur fait actuellement l’objet de fouilles (allemands, italiens et belges) et un grand musée est en cours de construction ; celui d’Akhenaton devrait être terminé en 2006 et ses alentours devraient ainsi constituer le point de départ d’un énorme complexe touristique regroupant un hôtel, un hôpital, un cinéma, un théâtre et des espaces consacrés aux activités sportives et aux divertissements.

Il me faut également attirer votre attention sur le site d’Antinoë appelé également Al-Cheikh depuis la période islamique non loin de Mallawi, au sud de Minya.
Antinoë était une ville romaine bâtie sur l’ordre de l’empereur Hadrien à l’emplacement où son jeune ami Antinoüs s’était noyé dans le Nil. La localité aurait été déjà occupée à l’époque pharaonique. Appelée Antinopolus ou Antinoë, elle fut au centre d’une route commerciale qui liait l’Égypte aux pays de l’Est à travers la mer rouge.
A cette époque, elle était en plein épanouissement et comportait un théâtre romain,des temples, un arc de triomphe et ses rues étaient toutes ornées de colonnes romaines.
L’empereur avait donné aux habitants de cette cité le droit à la citoyenneté romaines et les avait exempté d’impôts ! ! !
Antinoë a donc vécu en pleine expansion jusqu’à l’époque islamique lorsque qu’un cheikh nommé Ebada Ibn Assamet décida de s’y installer et d’y construire sa mosquée.

Actuellement, Antinoë fait l’objet de fouilles et notamment une mission italienne qui a mis récemment à jour de nombreuses poteries ainsi que des fragments de couvercles, assiettes décorées, marmites, casseroles, lampes et amphores.
Des fragments de papyrus dont la plupart sont en mauvaise condition et appartenant aux époques grecque et copte ont été révélés ainsi que des monnaies de l’époque byzantine.
Mais le plus étonnant est sans conteste la réutilisation de blocs de calcaire de la période amarnienne ( période d’Akhenaton demeurant non loin, à Tel-el-Amarna ).
Les blocs retrouvés concernent essentiellement la famille royale et notamment des blocs martelés concernant la fameuse Kiya seconde épouse de pharaon dont l’épouse attitrée était la belle Nefertiti.
Ces découvertes et celles à venir livreront certainement beaucoup de secrets de l’époque d’Armana.

Excusez moi d’avoir été si longue sur cet endroit méconnu mais Antinoë est l’un des sites les plus anciens et les plus prometteurs de la région ; de nombreux espoirs sont fondés sur les découvertes à venir qui pourront ainsi faire rivaliser la région de Minya avec celles de Louqsor ou Assouan.

Toujours dans ce même gouvernorat, se dresse le couvent copte de Deir-el-Moharrak où d’après la légende, il semble que l’autel de la chapelle a été construit sur les lieux même où la mère de Jésus aurait fait un feu de bois. La famille de Joseph aurait vécue ici 6 années au moment de la fuite en Égypte et ce jusqu'à ce qu’un ange leur annonce la mort du roi Hérode et leur ordonne de rentrer dans leur pays.
Ce couvent, au même titre que lemonastère de Ste Catherine dans le Sinaï est visité par de nombreux pèlerins.

Avec tous ces environs si riches d’histoire, Minya peut aisément prétendre devenir un des points de mire des touristes étant donné que cette ville pourrait être le centre voire la base de visites de ces sites archéologiques.

D’ores et déjà, le gouvernorat a mis en route un plan de restauration des bâtiments publics ainsi que des maisons anciennes se situant à proximité des sites touristiques.

Déjà des pas concrets ont été pris par les responsables du gouvernement pour relancer cette région. Le Premier ministre a donné le feu vert au retour des croisières du Caire à Louqsor, passant par Minya, Béni-souef et Qéna qui avaient été suspendues en raison du caractère d’insécurité . Dans l’immédiat, 48 croisières par semaine d’une durée de trois jours chacune sont prévues.
750 millions de L.E ont été consacrées à la sécurité du passage des bateaux dans le Nil tout au long de l’année.

Toutefois, il semble que des lacunes existent à Minya notamment au plan de l’infrastructure hôtelière. Minya ne possède actuellement qu’un seul établissement quatre étoiles et deux autres de deux étoiles. Le gouvernorat souhaitant devenir un pôle touristique commence à construire et promet un changement complet tant au niveau de l’équipement que de la rénovation des bords du Nil.
Une étude est en cours pour la possibilité de construire un aéroport international dans les prochaines années.

Actuellement, il est possible de se rendre à Minya par le train ( compter trois heures) et par la route : vous avez alors deux possibilités : Prendre la route dite agricole ( qui longe le Nil) ou les routes désertiques Caire-Qéna ou à l’ouest Caire-Assiout ( qui, comme leurs noms l’indiquent traverse le désert).
Parmi les mesures concrètes déjà prises, l’éclairage des autoroutes désertiques reliant Minya et Béni Souef et Minya-Assiout vient d’être installé et constituera ainsi un atout supplémentaire au développement de cette région permettant une circulation plus aisée des bus touristiques.

Comme vous le voyez, l’Egypte est en pleine évolution et je souhaite de tout cœur que vous puissiez découvrir ces merveilles et ne pas limiter vos voyages à seulement Louqsor-Assouan. J’ai eu la chance de faire, il y a quelques années de nombreuses longues croisières ( Caire-Assouan) et je ne peux que vous encourager d’effectuer ce trajet en bateau : vous ne le regretterez pas et découvrirez beaucoup de sites d’une beauté à vous couper le souffle.

Merci de vos lectures et à bientôt sur le net.


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